Description d'un combat

Wilde Gallery
Rue du Vieux-Billard 24
CH — 1205 Genève

The first time Adel Abdessemedworked with printed sheet metal – the metal used for food tins and cans containing dangerous substances – was in 2005, for a small work of art that was never exhibited, Monsieur Poulet, based on the 1974 film “Cocorico Monsieur Poulet” (Cock-a-doodle-doo!Mister Chicken), by the filmmaker and French anthropologist Jean Rouch.After the series of sculptures Queen Mary II, 2007, and the big series of Mappemondes, 2010 -2014, the artist began in 2016 the serie Cocorico paintings, in progress to this day, made from the same recycled printed metal, with each part functioning as an unique work. Indeed, apart from the formal similarity that characterizes these works, each work has its own pictorial beauty and elegance.

Abdessemed addresses the art of painting in a direct fashion. And yet, the words he places in each painting are neither titles, nor comments, nor even slogans that stand out on the pictorial background, but rather side notes in the margin where chanceplays an evocative role.

Biennale – Sculpture Garden

Quai Gustave Ador, Geneve

Adel Abdessemed
Coup de tête
2012
Bronze
540 x 348 x 218 cm

“Nuit espagnole” Abdessemed & Ono-Dit-Biot – Published on October 2, 2020

Nuit Espagnole

Adel Abdessemed, l’un des plus audacieux artistes d’aujourd’hui, connu dans le monde entier pour sa liberté irréductible exercée contre tous les pouvoirs, reçoit une mystérieuse invitation à passer une nuit dans le musée Picasso, au cœur de l’exposition « Guernica ». Mais la toile mythique y sera absente. Peinte au lendemain des bombardements fascistes, qui le 26 avril 1937 ont réduit en cendres la ville basque, elle ne peut plus quitter l’Espagne.

Il sera accompagné d’un écrivain qui admire son travail, et a reçu la même invitation, sans plus d’explication. Il sera le “scribe” de l’artiste.

Le temps d’une nuit intense, sillonnée par les éclairs lancés par les oeuvres d’art, les confessions de l’artiste sur son travail et l’Algérie, et ses dessins au charbon, ils vont traverser le musée comme deux Orphée qui ne peuvent pas se retourner. Dans ce pas de deux sensuel et électrique, on ne sait plus qui manipule qui.

 

Collection « Ma nuit au musée », Éditions Stock